Croisière de luxe sur le Danube : la moitié du trajet imposé en bus, la déception totale
Fidèles à Rivages du Monde après une belle expérience sur le Douro, nous étions partis en confiance pour cette croisière d'août sur le Danube. Trajet effectué de Bucarest à Passau. Pour les 25 ans d'une compagnie qui se revendique haut de gamme, le réveil a été brutal. Si l'équipe à bord a été irréprochable et serviable, la gestion par la direction est tout simplement indigne.
Dès la fin juillet, malgré une sécheresse historique, la direction nous jurait encore au téléphone que le capitaine avait « trouvé une astuce » pour maintenir le parcours. Un pure discours de façade : le basculement vers l'autocar était en réalité le Plan B déjà rodé pour tout le mois d'août.
L'avertissement est tombé l'avant-veille du départ, évoquant de simples « aménagements ». En réalité, ces modifications majeures nous étaient révélées au jour le jour sur le journal de bord, sous couvert d'un mode « aventure » imposé : nuit au Radisson Blu de Bucarest, embarquement décalé à Vidin, et changement de navire à Ilok imposant un réveil à 5 h du matin et 350 km de car dans la journée. Pour une grande majorité de voyageurs retraités, aspirant à la sérénité, ce rythme éprouvant maquillé en imprévus est inacceptable.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes (et sont vérifiables) : sur les 1 700 km prévus au programme, seuls 860 km ont été navigués. Nous avons subi près de 1 100 km d'autocar et l'annulation pure et simple de moments forts comme la navigation nocturne à Budapest.
Face à cette prestation totalement dénaturée, la direction ne propose qu'un avoir dérisoire de 15 % sur un prochain voyage. Nous saisissons le Médiateur du Tourisme.
Payer le prix d'une croisière de prestige pour se retrouver dans un circuit en car planifié en coulisses, c'est une tromperie pure et simple. Si vous envisagez de réserver via leurs promotions actuelles, soyez prévenus.








